Tout début des années 1990, je dois avoir huit ou neuf ans, je suis dans ma chambre, assise en tailleur à même la moquette, comme souvent. Posé devant moi, un magnétophone à cassette, le genre à posséder à peu près les mêmes dimensions et le même poids que le bottin téléphonique.
J’appuie religieusement sur la touche rouge, le voyant s’allume et le ruban se met à défiler, entraîné par les têtes de l’appareil. J’ouvre la bouche, commence à raconter le conte d’Aladin et la lampe magique, l’un de mes préférés.
Je n’ai pas conservé l’enregistrement (brouillon et inachevé, si ma mémoire est bonne). En revanche, de la même époque, j’ai toujours le début d’une histoire — originale, cette fois, du moins le pensais-je — que j’avais écrite. Il s’agit des aventures d’une petite fille prénommée Anne, qui se trouve dans un jardin mais va bientôt basculer dans un monde merveilleux. Toute ressemblance avec une célèbre héroïne de Lewis Carroll n’est pas fortuite.
Tout ceci pour dire que l’envie de raconter des histoires couve en moi depuis bien longtemps.
J’ai baigné dans les histoires, dans les livres, et je me suis toujours dit qu’un jour, moi aussi j’écrirais. Enfant, adolescente, jeune adulte, puis adulte moins jeune, j’ai griffonné des fragments, des débuts, parfois des histoires courtes avec, au cœur, de la magie et une place importante accordée aux atmosphères et aux objets fabuleux.
Avec, toujours, un œil à la fois rêveur et affûté, en quête du détail, de l’étincelle, du brin de merveilleux.
« Un jour, j’écrirai un livre. » Cette phrase, je l’ai prononcée ou pensée un nombre incalculable de fois.
En 2023, le déclic : ce rêve ne restera qu’un rêve, si je n’y mets pas du mien. Je décide de le faire passer au rang de projet ; l’écriture passe au premier plan.
Un texte court, « Changement de voie », est publié dans un recueil paru aux éditions Shadow.
Je commence à travailler à mon premier roman, voire à plusieurs en parallèle. Une parution est prévue au premier semestre 2027.
J’écris des histoires qui détournent les clichés et font la part belle à des personnages habituellement secondaires.
Parmi mes thèmes de prédilection, on retrouve l’affirmation de soi, les liens entre hommes et environnement, et notre rapport aux objets. J’aime le fait main, le beau et l’imparfait.
Depuis juillet 2026, je suis également la gérante et barista du Dragon-mouche, café cosy entre les mondes où je publie des chroniques entre notre monde et celui de mes romans. Pour t’inscrire et ne rien manquer de ces parenthèses de magie, c’est par ici.
